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Ophélie Choupin

Ophélie Choupin

Doctorante et Alumni ESTIA

Qui êtes-vous ?

Je m’appelle Ophelie Choupin. Je suis une jeune femme de 26 ans en phase finale d’une thèse d’ingénieur dans les énergies houlomotrices. 

Mon profil originairement plus tourné vers les arts a été dérouté lorsque je me suis dit que je voulais être astronaute en 2010.

De quelle formation êtes-vous issue ?

Après une préparation aux Grandes Écoles d’Ingénieurs PT-PTSI (Physique-Technique, Physique-Technique-Sciences de l’ingénieur) passionnante quoique difficile, j’ai directement été acceptée à l’ESTIA.

Lors de mon cursus, j'ai eu la chance de réaliser trois stages. Le premier à Dassault Aviation. C’est lors de ce stage que j’ai su que je ne pouvais pas être pilote d’avion de chasse sur porte-avions à cause de problèmes physiques…

Ainsi, j'ai décidé de me tourner vers mon côté marin. J’ai ainsi réalisé mon deuxième stage dans un centre de recherche sur la protection des côtes en Australie. Durant ce stage, j’ai commencé à analyser les systèmes houlomoteurs et leur sélection (en parallèle de trouver un lieu de refuge pour l’humanité dans l’espace, il nous faut protéger celui où nous évoluons pour le moment, et les énergies renouvelables ont cette capacité).

Après mes deux ans de formations générales, l’ESTIA m’a permis de passer la totalité de ma troisième année à Cranfield University en Angleterre – formation Computational & Software Technics in Engineering, option : Computer Aided Engineering - durant laquelle j'ai été major de promotion ce qui m’a permis de voir beaucoup de portes s'ouvrir à moi. 

Enfin, ma mission de fin d’étude de 6 mois s’est déroulée au sein d’une entreprise d’énergie houlomotrice au Danemark.

Sur quoi portait votre thèse ?

Ma thèse consistait à développer une méthode d’appariement des machines houlomotrices et de zones maritimes dans le monde. Cela rassemble des sujets d’économie, de modèle et d’analyse des vagues et des machines pour comprendre leur capacité à produire de l’énergie en fonction des vagues entrantes, et d’analyse des endroits considérés en vue de restrictions urbaines, géographiques, et environnementales (qui incluent la faune et la flore).

Et maintenant que faites-vous ?

Après avoir développé cette méthode, je me suis engagée dans un projet océanographe au Brésil pour analyser les vagues du monde et déterminer des climats de vagues en lien avec les climats météorologiques.

Cela me permettra par la suite d’appliquer ma méthode au monde entier et de pouvoir donner une idée aux développeurs de machines houlomotrices, où leur(s) machine(s) se comportent le mieux, et de la même manière, aviser les côtes du monde sur quelle(s) machine(s) leur(s) est la (les) plus appropriée(s).

Pourquoi avoir choisi de poursuivre dans la recherche ?

Je n’ai jamais pensé « poursuivre dans la recherche ». La recherche était plutôt pour moi comme étant « un moyen pour une fin ». J’ai toujours voulu comprendre et résoudre la question de l’avancée lente des énergies houlomotrices et la thèse était le seul moyen d’être payée pour faire exactement ce que je voulais. Je cherche toujours à devenir une ingénieure océanographe (pour peut-être travailler plus tard avec l’espace), plus que chercheuse ou scientifique.

Est-ce à l’ESTIA que vous avez choisi de vous orienter vers la recherche ?

C’est vraiment lors de mon stage de deuxième année que j’ai découvert et qu’il était possible de poursuivre trois ans via un doctorat.

En Europe, il est plus difficile d’avoir ce genre de thèse – en général il s’agit plus de suivre le projet en cours d’un professeur, et les thèses « ouvertes » sont plus difficiles à trouver et encore plus difficiles à obtenir.

Un petit conseil pour un étudiant qui souhaite poursuivre dans la même voie ?

Je crois que la motivation est la clé pour parvenir pratiquement à tout. Elle permet de travailler sans limites, de convaincre les foules et de trouver notre chemin. Il faut aussi savoir comprendre que lorsque la vie nous empêche de faire exactement ce que l’on veut comme on le veut, c’est souvent pour nous protéger, ou parce qu’il y a d’autres portes cachées qui ouvriront de meilleures opportunités. Enfin, je vous partage une citation que j'apprécie particulièrement : « Aides-toi et le ciel t’aidera » : il faut apprendre à envoyer des ondes positives, à être ouvert sur le monde, oser, se lancer dans l’inconnue, accepter les échecs pour en tirer des leçons et avancer. Cela vous amènera à réaliser vos rêves ou au moins à travailler sur des choses qui vous passionnent.