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Le projet européen NAIA créera un espace technologique commun reliant entreprises, centres technologiques, universités et institutions afin de mutualiser les infrastructures, les connaissances et les talents.
- Cette initiative vise à renforcer l’écosystème de l’électronique avancée au sein de l’Eurorégion et à contribuer au développement de nouvelles capacités industrielles dans des domaines stratégiques tels que les semi-conducteurs, la fabrication intelligente et l’automatisation avancée.
- Le projet, piloté par AGUILA Technology et associant le Cluster GAIA, l’ESTIA, le Gouvernement basque (par l’intermédiaire du Département de l’Éducation et du centre de formation Don Bosco), ainsi que le Rectorat de la Région académique Nouvelle-Aquitaine, dispose d’un budget de près d’un million d’euros et est cofinancé par le programme Interreg POCTEFA 2021-2027.
8 septembre 2026. – L’industrie électronique est confrontée à des défis majeurs liés à la transition écologique, à la transformation numérique, à la nécessité de renforcer l’autonomie technologique européenne et aux tensions qui affectent les chaînes d’approvisionnement mondiales. C’est dans ce contexte qu’a été lancé NAIA (New Approach to Cross-Border Innovation in Advanced and Sustainable Electronics – Nouvelle approche de l’innovation transfrontalière dans l’électronique avancée et durable), un projet européen qui vise à faire de la coopération entre le Pays basque et la Nouvelle-Aquitaine un moteur d’innovation, à renforcer le tissu industriel et à créer de nouvelles opportunités de développement économique.
Soutenu par le programme Interreg POCTEFA 2021-2027 et cofinancé par l’Union européenne, NAIA développera au cours des trois prochaines années la première plateforme technologique transfrontalière spécialisée dans l’électronique durable. Cette infrastructure collaborative mettra en relation les écosystèmes électroniques des deux territoires, en réunissant entreprises, centres technologiques, universités, administrations publiques et établissements de formation afin de mutualiser leurs compétences, de développer des projets communs et d’accélérer le transfert de connaissances vers les entreprises.
Le projet est piloté par AGUILA Technology et réunit cinq partenaires majeurs issus des secteurs industriel, technologique, éducatif et institutionnel : le Cluster GAIA, ESTIA Institute of Technology, le Gouvernement basque, par l’intermédiaire du Département de l’Éducation et de Don Bosco, ainsi que le Rectorat de la Région académique Nouvelle-Aquitaine. Pendant les 36 mois du projet, le consortium travaillera à consolider cette plateforme technologique commune et, ainsi, à renforcer l’intégration économique, industrielle et technologique de l’espace transfrontalier.
Selon les éléments présentés, ce Common Space, ou espace commun, s’articulera autour de trois grands domaines technologiques considérés comme stratégiques pour l’avenir de l’industrie :
- Électronique de rupture, liée à la microélectronique, aux puces et aux semi-conducteurs.
- Fabrication cognitive, reposant sur la robotique avancée et les procédés de fabrication intelligente.
- Intelligence connectée, orientée vers l’automatisation industrielle et l’industrie intelligente.
Au-delà de l’accès facilité aux infrastructures et équipements technologiques, le Common Space permettra aux entreprises de découvrir les compétences, produits, services et projets disponibles des deux côtés de la frontière, favorisant ainsi la création d’alliances entre entreprises et centres de connaissances qui étaient jusqu’ici difficiles à identifier. Une entreprise pourra, par exemple, repérer plus rapidement de nouveaux partenaires technologiques, accéder à des compétences complémentaires ou identifier des opportunités de collaboration et d’innovation.
Par ailleurs, le projet NAIA vise à :
- renforcer la souveraineté industrielle et technologique du territoire en consolidant les capacités locales en matière de conception, de production, de réparation et de recyclage ;
- favoriser la création de nouvelles activités industrielles et d’emplois qualifiés ;
- accélérer la transition vers une électronique plus durable, fondée sur les principes de l’économie circulaire ;
- faciliter le transfert de technologies vers les entreprises et accompagner la transformation des PME grâce au développement de nouvelles compétences.
Formation et talents pour répondre aux besoins de l’industrie
Un autre pilier du projet concerne le développement des talents, un enjeu essentiel pour répondre à la demande croissante de profils spécialisés dans le secteur. NAIA encouragera des initiatives de formation communes entre le Pays basque et la Nouvelle-Aquitaine, en favorisant l’organisation d’ateliers spécialisés, de programmes partagés, d’échanges d’étudiants et de nouvelles initiatives destinées à anticiper les compétences dont l’industrie électronique aura besoin dans les prochaines années.
Pour cela, le projet s’appuie sur un diagnostic préliminaire réalisé dans les deux régions, qui a permis d’identifier les compétences existantes, les infrastructures disponibles ainsi que les principaux besoins des secteurs industriel et éducatif. Ces connaissances serviront de base à la conception d’un nouveau modèle de collaboration transfrontalière destiné à favoriser l’innovation et la croissance du secteur.
À terme, le projet ambitionne de poser les bases d’un écosystème transfrontalier capable de faire de l’Eurorégion un territoire européen de référence dans le domaine de l’électronique avancée et durable.
Cristina Murillo, directrice générale adjointe du Cluster GAIA, souligne que : « NAIA représente une opportunité de franchir un nouveau cap dans la collaboration entre le Pays basque et la Nouvelle-Aquitaine. La mutualisation des infrastructures, des connaissances et des compétences permettra à nos entreprises d’accéder à de nouvelles opportunités d’innovation, d’identifier des partenaires technologiques et d’accélérer le développement de projets qui seraient beaucoup plus difficiles à mener individuellement. »
Cristina Murillo met également en avant l’un des principaux atouts du projet : sa capacité à connecter les connaissances déjà présentes des deux côtés de la frontière. « Nous voulons construire un écosystème capable de créer de nouvelles opportunités pour nos entreprises, de favoriser les alliances industrielles et de contribuer au développement de secteurs stratégiques tels que l’électronique avancée et les semi-conducteurs. Mais nous voulons également former les talents dont ces industries auront besoin dans les prochaines années, en rapprochant les compétences et les expériences du Pays basque et de la Nouvelle-Aquitaine », conclut-elle.
